Qui suis-je ? Isabelle CHOLLET « Le courage d’être et de faire »

 Pour en savoir plus…..

Un parcours de découverte.

Bourguignonne, j’ai réalisé mon mémoire de maîtrise de psychologie clinique en Polynésie Française. Ce décentrage de mes valeurs et habitudes familiales et culturelles m’a permis de mieux les percevoir mais aussi de les remettre en  question. J’y ai également découvert la maltraitance. Ce mémoire est donc devenu un ouvrage ethnopsychologique sur le lien entre attachement, adoption et maltraitance.

A mon retour, après une dizaine d’années d’expatriation, j’ai poursuivi mon travail d’accompagnement thérapeutique mais également de formation et d’analyse de pratique professionnelle auprès de particuliers et d’équipes du secteur social et médico-social.     

Pendant 15 ans et jusqu’en octobre 2020, j’ai eu en charge la responsabilité de dispositifs de formation dans une école de travail social (IRTS de Montpellier, aujourd’hui nommé FAIRE-ESS). J’y ai coordonné des formations de surveillant de nuit, maitresse de maison, Aide-médico-psychologique (appelés maintenant Accompagnants éducatifs et sociaux), ainsi que  d’enseignants spécialisés. Je suis intervenue en complément de nombreuses formations pour proposer des modules sur la prévention de la maltraitance et la promotion de la bientraitance. J’ai formé près de 600 personnes dans les établissements du secteur médico-social (toutes fonctions confondues) avec l’outil du théâtre forum. 
Par ailleurs, je travaille depuis son origine au sein de la fondation Le Refuge  qui accueille des jeunes de 14 à 25 ans victimes d'homophobie ou de transphobie. Psychologue référente de la délégation de Montpellier, je reçois dans mon cabinet les jeunes pour un suivi thérapeutique. Mon travail au sein de la structure m'ont amené à publier plusieurs articles sur mes recherches et approches thérapeutiques. 

 

 

La créativité comme fil rouge

A mon retour en métropole, j’ai souhaité donner un référentiel théorique rigoureux à la créativité que je ressentais comme essentielle et me suis formée en 2007 à la Thérapie par le Jeu et la Créativité (appelée aussi thérapie existentielle). L’idée pour moi était de mettre à disposition des médias créatifs permettant d’explorer les difficultés autrement qu’avec la parole. La thérapie par le jeu de sable est venue utilement compléter le volet thérapie individuelle de ma démarche et une formation en intervention familale systémique m’a permis de rencontrer la personne dans son système familial et professionnel.

Formations suivies :

Formation d’intervention et thérapie familiale systémique (ifSmb) : (2017-2021)

Formation d’intervention en analyse de la pratique systémique (2019)

Formation de Thérapie par le jeu et la créativité (2007-2009)

Formation de thérapie par le jeu de sable (Institut international de pratique du jeu de sable) (2008-2011) 

Master 2 de psychologie des apprentissages (2003)

Maîtrise de psychologie clinique (2002)

Formation niveau 1 et 2 en EFT : Emotional Freedom Technics

Pratique de la méditation (MBSR : Mindfulness-Based Stress Reduction)

Formation SEVE : pour mettre en place des ateliers philo à l’école

  Mon titre de psychologue est enregistré auprès de l’Agence Régionale de Santé sous le numéro ADELI : 34.93.04444

 

Publications :

Ouvrages 

2012 : Etre Homo aujourd’hui en France, éditions H&O (co-écrit avec Michel Dorais, Universitaire de l’Université Laval à Québec suite à une recherche menée sur une population de 500 personnes).

Cet ouvrage est né du mémoire que j’ai souhaité faire en thérapie par le Jeu et la Créativité dont le titre était « Comment aider des thérapeutes à accompagner des personnes ayant des difficultés avec l’homosexualité? ». L’idée initiale de ce travail était de donner la parole aux personnes homoexuelles afin qu’elles puissent exprimer où se situaient leurs difficultés et leurs attentes en terme de thérapie.

Cet ouvrage a donné lieu à de nombreux compte rendus dans la presse régionale et nationale.

  2001 : Edition d’un recueil de 5 témoignages d’anciennes  élèves sur la maltraitance «  Tahiti ou la douleur de vivre » aux éditions  Haere Po ; réédité à deux reprises avec invitation au salon du livre 2006 et candidate au prix scientifique de la fondation pour l’enfance en 2007. Cinq histoires, cinq vies tranchées relatant différentes maltraitances pouvant être vécues en famille ou en couple.   Témoin d’histoires difficilement entendables, j’ai souhaité témoigner et laisser trace de la souffrance et de la maltraitance dans une contrée où le mythe du paradis a la vie dure. A l’époque, on a pu dire de moi que je faisais de «la politique anti touristique »…

 

 

 

 

Articles 

 

2016 :  vivre avec l’homosexualité, Bulletin national santé mentale et précarité, Rhizome, n°60, juin 2016, p10.

 

 

 

 

 

  2016 : Expérience de formation sur la prévention de la maltraitance et la promotion de la bientraitance par la créativité et le théâtre forum (TF), Lien social, 3 mars 2016, n°118

L’utilisation de médias créatifs, ici le jeu corporel  et théâtral, permet d’une part d’aborder et de traverser la complexité des émotions que l’on peut ressentir dans un dispositif d’accompagnement et d’autre part de présenter un outil pédagogique original.    

 

 

 

2015 : Jeunes homosexuels en rupture familiale. Comment adapter le travail thérapeutique ? Le Sociographe Petite fabrique du genre, 1/2015 (n° 49), p61-70

J’ai, souhaité relater mon expérience de psychologue au Refuge de Montpellier depuis quasiment sa création en 2003 et la façon que j’ai de travailler avec ces jeunes notamment avec la Thérapie par le Jeu et la Créativité.

 

 

 

2013 : La prévention du suicide chez les jeunes LGBT accueillis au Refuge en France, Revue Service Social, Université Laval (Québec), volume 59, no 1 / 2

Acte du colloque de l’association québéquoise de la prévention du Suicide (AQPS) en 2012 à Trois Rivières.

Présentation de l’association Le Refuge dont le pendant n’existe pas au Québec et de la recherche faite avec Michel Dorais « Etre homo aujourd’hui en France ».

 

 

2012 : Y-a-t-il urgence à former à la diversité sexuelle ?,  le journal du Psychologue, n°298

Suite à un travail de recherche auprès d’un public victime d’homophobie, d’une formation suivie au Québec sur la diversité sexuelle ainsi qu’à un mémoire visant à aider les professionnels à accompagner des patients ayant des difficultés avec l’homosexualité, je compare les pratiques d’intervention notamment au Canada avec le cruel manque de formation en France de certains professionnels dans le secteur sanitaire, social, médico-social, scolaire sur les questions de diversité sexuelle

 

 

 

Interviews

 

2018: Homohobie : pour en finir avec les violences. Article Les violences homophobes sont affichées ou incidieuses »  , ASH n°3087, 7 décembre 2018

ASH a souvent permis au Refuge de parler ce qui peut être fait dans cette association accueillant des jeunes de 18 à 25 ans victimes d’homophobie. J’y témoigne de mon travail d’accompagnement psychologique réalisé en parallèle de l’accompagnement social et professionnel proposés.

 

 

 

Informations

 

     Les professionnels que vous pourriez rencontrer sur votre chemin. Comment les différencier ?

 

Il y a« psy » et « psy ». Pour plus de clarté, il convient de rappeler les bases essentielles de chaque profession :

Le Psychiatre : est un médecin spécialité en psychiatrie. Diplômé de   la faculté de Médecine, il peut prescrire des médicaments et ses consultations sont remboursées par la sécurité sociale. Il exerce en institution ou en libéral.

Le Psychologue : est un praticien diplômé de 5 années d’études universitaire en faculté de Psychologie. Il réalisé des stages et s’est orienté en 4ème année vers une spécialité clinique, sociale, cognitive, de développement, du travail…Cette profession est régie par un code de déontologie et les praticiens sont enregistrés auprès du registre ADELI (Agence régionale de Santé).

Le Psychanalyste : A ce jour, il n’existe pas de cursus universitaire pour devenir psychanalyste. Ils sont donc des praticiens qui ont eux-mêmes réalisés une analyse et ont été validés par leurs pairs pour exercer. Il sont parfois déjà psychiatres ou psychologues.

Le Psychothérapeute : Ce praticien bénéficie depuis peu d’une reconnaissance de l’Agence Régionale de Santé qui lui délivre un numéro ADELI s’il peut attester d’un cursus de 5 années à l’université et d’une expérience de terrain professionnalisante.

Attention à ne pas confondre avec les thérapeutes ou psychopraticiens qui ont certainement beaucoup de compétences mais qui n’ont pas cette même reconnaissance des autorités de santé et qui peuvent parfois exercer sans bases universitaires ni formations solides. Toutefois, d'autres sont des praticiens chevronnés. Osez demander quelles sont les bases de formations des personnes que vous allez consulter.